Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker publie ce jour un rapport  « Compléter l’Union économique et monétaire européenne », qu’il a rédigé avec les Présidents  des autres grandes institutions concernées (Mario Draghi, Président de la BCE, Donald Tusk, Président du Conseil européen, et Jeroen Dijsselbloem, Président de l’eurogroupe). Le Président du Parlement, Martin Schulz a finalement été adjoint à cette équipe.  On parle donc de rapport des 4 ou 5 Présidents.

Les rédacteurs de ce rapport ne s’expriment à titre personnel. Il faut attendre une éventuelle validation par les chefs d’État et de gouvernement pour savoir quel sera concrètement, le destin de ces propositions.

Elles vont clairement dans le bon sens notamment quand les auteurs appellent à une convergence macro-économique plus rigoureuse des États membres de la zone euro, quand ils mettent l’accent sur l’emploi, proposent de doter la zone euro d’une capacité budgétaire ou réclament un contrôle démocratique plus poussé des décisions (accountability).

La déception tient au calendrier. Il est heureux qu’ils définissent des étapes mais la première d’entre elle est assez creuse. En raison des élections de 2017 en Allemagne et en France, rien de sérieux ne devrait arriver dans les 2 prochaines années. Le terme est fixé à 2025.

J’appelle dans le Figaro du 22 juin 2015 (voir ci-dessous) à une action plus rapide.  Le monde change vite. C’est maintenant qu’il faut redonner confiance dans l’euro. Retarder des réformes urgentes en raison des échéances électorales à venir, c’est prendre le risque de manquer à la fois une occasion historique et de perdre l’élection présidentielle.

2017-05-19T00:50:35+02:00