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Le Parlement européen a aujourd’hui approuvé à une large majorité – PPE, S&D, Verts, libéraux (478 votes en faveur, 217 votes contre, 9 abstentions) – un document, à mon rapport, (2015/2060(INI)) réclamant davantage d’action au niveau mondial, et d’influence européenne, dans les enceintes globales de régulation économique.

Je tiens à remercier l’équipe de rapporteurs fictifs, et en particulier Mady Delvaux, Sirpa Pietikäinen et Sven Giegold, ainsi que le secrétariat ECON, les services du Parlement et les experts, pour leur aide et leur coopération.

La stabilité du système financier, essentielle pour l’investissement et la croissance, dépend de la capacité à concevoir et à faire respecter des normes et des règles de conduite à une échelle globale. Cependant, l’indispensable changement d’échelle ne peut pas aboutir à une dilution des responsabilités, au détriment de la démocratie. L’UE et la zone euro doivent également être en mesure de défendre leurs intérêts stratégiques. Pourtant, la représentation de l’Europe dans ces organisations est, pour le moins, désordonnée.

La puissance financière européenne reste de premier plan mais, sur la scène internationale, son poids relatif décroît

[1]. L’Union européenne pourrait utilement contribuer à la naissance d’une coopération multilatérale plus équilibrée en matière économique et financière.

L’Union européenne fait partie d’un cadre global et la responsabilité démocratique doit être garantie lorsque des décisions sont prises à tous les niveaux, y compris dans les institutions et les organismes internationaux, dont les rôles et les responsabilités ne sont pas toujours claires aux yeux des citoyens.

Le Parlement européen détient un rôle clé dans ce domaine. En amont la mise en place d’un ‘dialogue financier’ formel afin d’établir des positions européennes cohérentes dans la perspective des négociations. En avalen tant qu’enceinte transnationale pour améliorer l’ “accountability” de la Commission devant le Parlement européen.

Au-delà de l’action renforcée de l’UE, les parlements nationaux doivent être activement impliqués, en contrôlant leurs représentants nationaux à leurs niveaux.

Vous trouverez le rapport[2] adopté aujourd’hui ici.

[1] Voir à ce sujet le papier de Charles Goodhart et Dick Shoenmaker pour le think tank Bruegel The United States dominates global investment banking: does it matter for Europe? [URL: http://bruegel.org/2016/03/the-united-states-dominates-global-investment-banking-does-it-matter-for-europe/]

[2] Qui concernait les organisations et organes suivants : Fonds monétaire international (FMI), Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), G20, Conseil de stabilité financière (FSB/ CSF), Comité de Bâle, Organisation internationale des commissions de valeurs mobilières (IOSCO/OICV), l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS/AICA), International Organisation of Pension Supervisors (IOPS) et Conseil des normes comptables internationales (IASB).

 

Voir les études des experts ici : https://www.sylviegoulard.eu/quel-role-pour-lunion-dans-les-organisations-economiques-internationales/

 

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The European Parliament has today overwhelmingly – EPP, S&D, Greens, Liberals (478 votes in favour, 217 votes against, 9 abstentions) – backed a report for which I was rapporteur (2015/2060(INI)) calling for more action at global level and stronger EU influence in International economic fora.

I would like to thank the shadow rapporteurs, especially Mady Delvaux, Sirpa Pietikäinen and Sven Giegold, as well as the ECON team, the EP services and the experts for their help and cooperation.

The stability of the financial system, essential for investment and growth, depends on the capacity to formulate and enforce standards and rules of conduct at the supranational level. However the need to upscale accordingly must not lead to a dilution of responsibilities at the expense of democracy. The EU and the euro area must also be able to defend their strategic interests. Yet, the representation of Europe in these organisations is, to say the least, piecemeal.

While Europe remains a financial force to be reckoned with, its weight is diminishing in global terms[1].

The European Union is part of a global framework and democratic accountability needs to be ensured when decisions are taken at all levels including in international institutions and bodies, whose roles and responsibilities are not always clear to citizens.

The EP has a key role to play here; Firstly through the establishment of a formal ‘financial dialogue’ to establish coherent European positions in the run up to negotiations. Secondly as a transnational forum to enhance the accountability of the Commission in front of the EP.

In addition to the enhanced EU action, national parliaments need to be actively involved, by controlling their national representatives at their respective levels too.

    The report[2] adopted today can be found here.

 

[1] On this topic, see the article written by Charles Goodhardt and Dick Shoenmaker for Bruegel The United States dominates global investment banking: does it matter for Europe? [URL: http://bruegel.org/2016/03/the-united-states-dominates-global-investment-banking-does-it-matter-for-europe/]

[2] Which deals with the following organisations and fora: the International Monetary Fund (IMF), the Organisation for Economic Cooperation and Development (OECD), the G20, the Financial Stability Board (FSB), the Basel Committee, the International Organisation of Securities Commissions (IOSCO), the International Association of Insurance Supervisors (IAIS), the International Organisation of Pension Supervisors (IOPs) and the International Accounting Standards Board (IASB).

 

The studies can be found here: https://www.sylviegoulard.eu/quel-role-pour-lunion-dans-les-organisations-economiques-internationales/

 

2017-05-19T00:50:19+00:00