Cette semaine, le Parlement européen se réunissait à Strasbourg, à l’occasion de sa dernière session plénière de l’année 2015.

 

Prix Sakharov

Comme tous les ans, une cérémonie s’est tenue pour la remise du prix Sakharov pour la liberté d’expression. Toujours emprisonné en Arabie Saoudite pour avoir « insulté les valeurs de l’Islam » sur son blog, le lauréat 2015 Raif Badawi n’a pu être présent.

Pour les Saoudiennes, le témoignage de sa femme, Ensar Haidar, tête et bras nus, venue au Parlement recevoir le prix au nom de son mari, était poignant. Réfugiée au Canada avec leurs enfants, elle nous rappelle qu’en 2015 il faut encore se battre pour la liberté, la tolérance et l’État de droit.

L’Union européenne est critiquée, mais ses valeurs continuent de représenter une aspiration pour beaucoup dans le monde.

 

En complément, lire l’article “Raïf Badawi, le prix Sakharov qui embarrasse l’Arabie Saoudite” de Jean-Pierre Perrin dans Libération :

 

Dialogue avec les commissaires européens

Les coordinateurs de la commission des affaires économiques et monétaires (ECON), dont je fais partie, ont eu l’occasion d’échanger avec les commissaires Pierre Moscovici et Valdis Dombrovskis, venus présenter les avis de la Commission européenne sur les projets de budgets nationaux, et Jyrki Katainen au sujet du plan d’investissement de la Commission (plan Juncker). Ces discussions ont mis en lumière une grande cohérence d’analyse, notamment sur les difficultés politiques actuelles, la crise des réfugiés ou encore la menace terroriste.

 

Confirmation des présidents des autorités européennes de supervision (ESAs)

Le Parlement a validé le renouvellement du mandat des présidents des autorités européennes de supervision. Je me réjouis de la confiance accordée par le Parlement à Andrea Enria, à la tête de l’autorité bancaire européenne (EBA), Steven Maijoor pour l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), et Gabriel Bernardino pour l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA), avec qui j’ai beaucoup travaillé.

Pour rappel, ces autorités, et le comité européen du risque systémique, ont été créés à la suite du rapport de Larosière. Le Parlement européen a bataillé ferme en 2010 contre certains États membres pour les doter de réels pouvoirs. Aux yeux des parlementaires, il est important que ces autorités continuent le travail déjà accompli d’où une reconduction des présidents qui n’ont pas, depuis la création de celles-ci, démérité pour en faire des acteurs crédibles.

 

Futur de l’Union économique et Monétaire (UEM)

En complément du débat en présence de Jean-Claude Juncker et Jeroen Dijsselbloem, le Parlement européen a adopté à une large majorité une résolution soulignant la nécessité d’un contrôle démocratique (“accountability”) dans l’UEM. Cette courte résolution – c’est à souligner car ce n’est pas souvent le cas – insiste sur le fait qu’aucune évolution institutionnelle et législative ne peut se faire sans un contrôle démocratique approprié. Une réforme de l’UEM est urgente et nécessaire et doit passer par un rôle bien défini pour les parlements nationaux, au niveau national, et du Parlement européen au niveau européen.

 

Illustration (c) Parlement européen
2017-05-19T00:50:27+00:00