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Billets

Billets 2009

Un peu de lecture – 18 décembre 2009
Contre « le cartel des nationalismes »
Le Président de Notre Europe, Tommaso Padoa-Schioppa, ancien ministre italien de l’économie du dernier gouvernement de Romano Prodi, vient de faire paraître un livre intitulé « Contre la vue courte, entretiens sur le Grand Krach » qui m’a semblé pouvoir intéresser les lecteurs de ce site … suite


Un peu de lecture – 20 décembre 2009
Un Président du Conseil qui réfléchit
Vous êtes nombreux à m’avoir interrogé sur Herman Van Rompuy, le nouveau Président du Conseil européen, encore récemment Premier ministre du Royaume de Belgique. Je ne le connais pas mais des amis belges m’aident à cerner sa personnalité. Ils m’ont transmis le texte d’une conférence qu’il a faite récemment, à Liège, sur « La pensée sociale du Pape Benoit XVI dans sa dernière encyclique, Caritas in Veritate ». … suite


Billet sur les nominations (II), 30 novembre 2009
A propos des nominations
JM Barroso a annoncé vendredi la liste des commissaires et de leurs attributions. Quelques remarques : Les plus 1. La famille politique du groupe ALDE est bien représentée ; en matière économique, elle récupère des portefeuilles particulièrement importants : les affaires économiques et monétaires ( Olli Rehn) ; le commerce international (Karel de Guch) ; le transport (Siim Kallas) et aussi des dossiers très tournés vers l’avenir : l’environnement (Janez Potocnik), l’économie numérique (Neelie Kroes), la recherche et l’innovation (Màire Geoghegan Quinn) et l’éducation et la jeunesse (Androula Vassiliou). S’y ajoute le portefeuille des affaires intérieures pour Cecilia Mamlström. … suite


23 novembre 2009
A propos des nominations
On aurait pu rêver procédure plus transparente et démocratique mais il ne faut pas compter sur les gouvernements pour aller au-delà de la lettre des traités et, hélas, le traité de Lisbonne ne prévoit pas d’audition, au Parlement, des candidats pressentis pour le poste de Président du Conseil européen et celui de Haut Représentant. Nous en restons à une procédure diplomatique où l’essentiel est de ne pas faire perdre la face aux candidats non retenus. On est loin de la démocratie. … suite


5 octobre 2009
Au Japon, un nouveau soleil se lève ou quand le nouveau Premier Ministre japonais parle de transformer le monde pour le rendre plus européen… … suite

18 septembre 2009,
En discutant, à Strasbourg, avec le député européen Elmar Brok (PPE-Allemagne), j’ai pu recueillir les informations suivantes

1) Selon lui, la portée immédiate de l’arrêt est réduite ; la loi exigée par les juges de Karlsruhe a déjà été adoptée par le Bundestag et le Bundesrat. La voie est ouverte à la ratification avant même le référendum irlandais.

2) A moyen terme, naturellement, les pouvoirs du Parlement nationaux s’en trouvent accrus mais il est long et difficile d’exercer un contrôle détaillé sur les textes venant de Bruxelles. Les députés nationaux ont d’autres préoccupations. Selon M. Brok, les gouvernements fédéraux futurs veilleront aussi à « tenir » leur majorité au Bundestag pour éviter que celle-ci entrave l’action du gouvernement fédéral à Bruxelles. En revanche, il est vrai que les Länder pourraient être tentés, au Bundesrat, de jouer plus encore les trublions.

3) Le plus choquant est ce que les juges ont affirmé, en termes « d’identité » constitutionnelle allemande. Les milieux juridiques allemands ont d’ailleurs accueilli cet arrêt avec des réserves, voire de vives critiques. Pour l’unité du droit communautaire, il est contestable qu’une Cour s’arroge tant de pouvoirs. Et sur un plan pratique, en figeant l’état du droit, la Cour prive les générations futures du droit de faire évoluer l’UE. Dans l’histoire de l’UE, nous avons vu des thèmes émerger, l’environnement, le changement climatique dont fort heureusement, les prédécesseurs de ces juges, n’avaient pas interdit à l’Europe de s’emparer.


18 septembre, Le traité de Lisbonne, où en est-on ?
La ratification en Irlande, le 2 octobre est loin d’être acquise. Les collègues irlandais sont tous prudents mais estiment que l’ampleur de la crise économique pourrait inciter les Irlandais à être plus raisonnables et à ne pas envoyer un signal négatif à l’UE dont ils ont plus besoin que dans les périodes de vaches grasses. Mais rien n’est gagné car interroger le peuple en période de crise aiguë peut aussi susciter la tentation de désavouer le gouvernement… Il serait tragique pour l’UE que les électeurs répondent à ceux qui posent la question au lieu de répondre à la question.

En République tchèque, la crise politique tourne au chaos mais, d’après un collègue tchèque, le sort du traité ne devrait pas en être affecté. Si les Irlandais votent oui, le Président polonais a assuré qu’il donnerait sa signature. Le Président Klaus serait trop isolé et devrait être amené à signer aussi, la Cour constitutionnelle refusant les manœuvres dilatoires.

CARTON ROUGE à ces souverainistes qui délèguent à un autre pays le soin de trancher pour eux ! On voit mal en effet, d’un point de vue souverainiste pur et dur, ce qui devrait conduire un Président polonais à tenir compte du vote des Irlandais (positif ou négatif). N’est-il pas plus décisif que le Parlement polonais ait autorisé la ratification de ce texte ? Décidément, ces gens là ne sont pas cohérents.


1 septembre 2009, Le temps de la reprise
Le temps de la reprise est venu. Après un bon repos en famille, c’est le retour à Bruxelles.
Autour de moi, j’aurai une bonne équipe : compétente, jeune européenne.

A Bruxelles, Sylvain Maréchal et Heather Bailey me seconderont : Sylvain a une bonne expérience du Parlement où il a déjà été assistant de Mme Laperrouze. Belge, il vit à Namur. Heather est Britannique, francophone et germanophone, et a une expérience de communication à la Commission européenne et dans le secteur privé. Tous les deux suivront mes dossiers, m’assisteront au jour le jour (cette vie de « nomade » exigeant une organisation sans faille…) et s’occuperont de la communication vers les milieux et les médias européens.

A Paris, Stéphane Thérou aura la charge de maintenir le lien avec la circonscription Ouest et de travailler les dossiers de fond. Il veillera aux contacts avec la presse locale et aux relations avec les milieux professionnels. Ancien assistant du général Morillon, il connaît bien notre région ; j’ai opté pour un collaborateur basé à Paris car je voudrais garder contact avec l’ensemble de la circonscription qui rappelons le, compte treize départements.

Pour faciliter le dialogue, pendant l’été, nous avons commencé à travailler à une refonte du site Internet ; celle-ci devrait aboutir dans les semaines à venir ; le but est de servir à la fois le grand public, notamment de la région Ouest, en français mais aussi de permettre d’exprimer mes vues sur des dossiers plus techniques, auprès des publics spécialisés concernés. En matière financière, le recours à l’anglais est alors la règle.


9 juin 2009, Ma priorité pour l’Europe après ces élections
Seuls les abstentionnistes peuvent se flatter d’avoir gagné ces élections : quand 60 % des électeurs, près de 80 % des jeunes, ne vont pas choisir leurs députés européens, notre manière d’unir l’Europe n’est pas la bonne. L’abstention est un cri silencieux que nous devons entendre.

Ma première priorité sera donc de tenter d’inverser cette tendance.

– En travaillant avec un réseau sur le terrain : les membres de la liste constitueront, pour les 5 ans à venir, des interlocuteurs répartis dans tous les départements. Ils feront « remonter » les attentes des chefs d’entreprise, exploitants agricoles, pêcheurs, élus locaux, responsables associatifs ou de simples citoyens. J’aurai aussi à ma disposition un canal privilégié pour faire « redescendre » des informations et d’expliquer aux Français la diversité de l’UE à 27. Nous poursuivrons l’information directe via Internet, dans l’esprit des chroniques de la campagne qui ont été appréciées.

– En sensibilisant les pouvoirs publics et les médias : il n’est pas pensable de continuer à ignorer en permanence les sujets européens et d’espérer une forte participation, une fois tous les 5 ans, lors des élections. Rien n’a été fait par exemple en faveur des jeunes qui votaient pour la première fois.

C’est aussi en travaillant sur des sujets de fond, comme la sortie de la crise, le développement durable, une bonne réforme de la PAC ou un accord ambitieux pour lutter contre le changement climatique que nous consoliderons la crédibilité de l’UE.


Rome, le 17 avril
« Si l’UE n’existait pas, il faudrait l’inventer maintenant »
Le 17 avril, j’ai eu la chance de participer, à Rome, au Quirinale, à une rencontre organisée par le Président de la République italienne, autour de Felipe Gonzales. L’ancien Premier ministre espagnol préside un comité de réflexion chargé de réfléchir à l’avenir de l’Europe à l’horizon 2020 auxquels appartiennent une douzaine de personnalités diverses dont Lech Walesa, Nicole Notat, Mario Monti, Jorma Ollila pour ne citer que ceux-là.

De ce groupe, il est hélas trop peu question dans les médias. C’est pourquoi Giorgio Napolitano, le Président italien, ancien député européen et grand Européen, a pris cette initiative.

Felipe Gonzales a tenu des propos engagés, courageux et visionnaires. Pour lui, l’UE est à la croisée des chemins. Elle est en train de se faire distancer par le reste du monde. Sa compétitivité a du plomb dans l’aile. Le Japon, les Etats-Unis mais aussi la Chine, l’Inde et bien d’autres pays émergents forment des ingénieurs, déposent des brevets, innovent quand nous faisons du sur place.

Il y a urgence. Urgence à s’unir. Urgence à taire nos querelles. Urgence à retrouver les voies d’une croissance durable afin de défendre un modèle social qui risque de devenir impossible à financer. J’ai apprécié sa position balancée entre défense nécessaire du marché et souci non moins indispensable de justice sociale. Son analyse, déjà formée avant la crise, n’en est que plus valable. Bref, à ceux qui doutent de l’utilité de l’Europe, expliquez la marche du monde.


Bouin, le 15 avril
Merci à tous d’être venus si nombreux à Bouin. Avec ceux qui n’ont pas pu être là, mais aussi avec les autres, je voudrais partager trois réflexions.

1. C’était un beau débat, de haute tenue. Aussi bien entre membres des panels qu’avec la salle. Cette convention a montré que la rencontre de l’expertise et de l’expérience peut être féconde. Et qu’elle doit être tentée car elle seule permettra de trouver des solutions durables, acceptées par tous. Quand un expert de l’IFREMER et des pêcheurs dialoguent, quand des spécialistes de l’alimentation et des agriculteurs échangent, c’est le débat démocratique qui progresse. J’y vois un encouragement à tenter de poursuivre à l’avenir les dialogues que notamment, le général Morillon a commencé à nouer à la Commission pêche entre spécialistes de l’environnement et pêcheurs.

2. C’était un débat qui faisait réfléchir sur le monde. Pas un intervenant qui n’ait fait le lien entre local et global. Le défi, ce n’est pas seulement de donner du boulot aux pêcheurs de l’Ile d’Yeu ou de garantir de revenu des éleveurs des pays de Loire. C’est d’inventer une politique agricole qui nourrisse les producteurs / les matelots chez nous sans affamer ceux des pays les plus éloignés. La tâche est vaste. Elle serait décourageante si les travaux des groupes projets n’ouvraient pas des pistes. Et si le Modem ne rassemblait pas tant de talents. Il y a du pain sur la planche mais nous ferons de notre mieux, si nous sommes élus, pour avancer.

3. C’était un débat qui mettait en valeur les responsabilités des élus en termes de solidarité nationale et européenne. La France ne compte pas au nombre des pays les plus défavorisés. Nous sommes heureux de disposer d’un système social, d’une solidarité nationale organisée. Et pourtant, pour bien des catégories professionnelles, la vie est dure. Le décalage entre les sommes englouties dans la crise financière et le montant des retraites d’agriculteurs évoquées par un participant et par François Bayrou, a quelque chose d’effrayant.


17 mars 2009, St Brieuc
Lundi 16, visite à St Brieuc avec François Bayrou. Je suis heureuse de venir saluer dans sa ville Bruno Joncour, mon co-listier.

Dés mon arrivée, un petit détour est prévu par… la région Poitou-Charentes, via la télévision. France 3 a en effet souhaité que je puisse participer à distance à l’hommage que l’équipe charentaise du Modem a rendu à Jean Monnet. La technique du « duplex » manque un peu de chaleur humaine mais le cœur y est, aussi bien sur le plateau que chez les militants qui, sur place, se sont mobilisés pour saluer, en plusieurs langues, la mémoire du fondateur de l’Europe unie (voir édito daté du 16 et les liens joints)

Retour en Côte d’Armor pour rencontrer des journalistes et des élus de terrain. J’ai notamment une intéressante conversation avec Jean-Yves de Chaisemartin, le jeune maire de Paimpol qui m’explique les projets d’exploitation de l’énergie marine, dans sa Commune.

L’après-midi nous rencontrons des parents, éducateurs et gérants de structure d’accueil d’enfants handicapés. C’est un moment d’échanges très émouvant, nourri par des témoignages dignes et sobres. L’action de l’association « Loisirs pluriel » me marque particulièrement : c’est en faisant jouer ensemble des enfants handicapés et non handicapés, qu’elle fait tomber les barrières des préjugés et de la peur de l’autre. Tous les enfants y gagnent ; certains petits handicapés se portent visiblement mieux. C’est si simple…

Surtout quand on songe que, dans d’autres Etats membres de l’Union européenne, ces peurs là sont déjà combattues depuis longtemps. Lors d’échanges scolaires en Allemagne, dans les années 80, j’avais été frappée que tant d’enfants handicapés suivent les cours avec les autres et participent aux activités de loisirs, qu’elles soient sportives ou musicales. L’une des raisons d’être de l’Europe devrait être de faire circuler ces expériences.

Sur un mur de l’Institut médico-éducatif du Valais qui nous accueille, on peut lire une bande dessinée réalisée par les jeunes, destinée à expliquer le sens du projet d’établissement qui « s’appuie sur la conjugaison des valeurs suivantes : le respect, la laïcité, l’humanisme, la démocratie, la confiance ». Merci pour ce rappel qui ressemble tant à l’Europe. Voir article de presse


14 mars 2009, La crise et le mimosa
Samedi 14 mars. Je suis venue à Auray rencontrer les responsables de la fédération Modem du Morbihan. Nous discutons de leurs préoccupations, de leurs attentes, des questions qui préoccupent les Français. La crise est dans tous les esprits. Même si chacun n’est pas frappé, loin de là, tous sont un peu inquiets pour l’avenir. Nous parlons de la mer, d’agriculture bien sûr, comme on peut s’y attendre en Bretagne, mais aussi d’énergie, d’environnement, d’éducation, du moyen de faire passer le message européen sur le terrain, sans démagogie ni simplification abusives. C’est un bon moment. J’apprécie beaucoup de pouvoir me forger une opinion à partir de témoignages. Sur le terrain, si l’on veut bien écouter, on apprend beaucoup. Je reviendrai prochainement rencontrer des professionnels en petit comité mais aussi, le 3 avril, à Vannes, à la maison de l’Europe, pour un débat public avec d’autres candidats et des députés sortants.

En me promenant en famille, le lendemain, sur les bords du Golfe, je suis frappée par la beauté de la végétation. La France, l’Europe, le monde entier connaissent une récession sévère mais le printemps revient dans toute sa splendeur. Après un hiver rigoureux, le jaune éclatant des mimosas a quelque chose d’impertinent. Les camélias, aux tons plus discrets, n’en sont pas moins beaux. Peut-être faut-il voir dans cette vitalité, un petit message de sagesse, comme l’espoir d’un possible renouveau. Comme souvent, je repense aux moments où, pendant la seconde guerre mondiale les pères fondateurs de l’Europe – Français, Belges, Allemands, Italiens – privés de liberté, soumis à des régimes totalitaires et d’occupation – auraient pu douter. Je revois Geremek racontant comment l’humour, la culture, l’amour de la vie l’avaient aidé pendant son combat contre l’URSS.

Le patron d’une grande banque étrangère en France m’avait dit la même chose quelques jours avant à Paris : le devoir des responsables est de prendre cette crise au sérieux, de rompre avec des pratiques abusives. Mais non de se laisser aller à la peur et au découragement.


Le 19 février 2009, La campagne s’organise !
D’abord, un grand merci à tous ceux qui continuent à m’envoyer, ainsi qu’à Bruno Joncour, des mails d’encouragement ou ont pris des initiatives, en créant un groupe de soutien sur Face Book ou en mettant en ligne des documents vidéos. Bruno et moi-même avons été très sensibles à votre mobilisation qui rejoint tout à fait notre souhait de travailler en équipe.

La liste devrait être complète au début du mois de mars ; c’est toujours un exercice délicat car elle veillera à respecter tous les équilibres qui s’imposent, de génération, d’origine et d’âge, elle cherchera aussi à refléter la diversité géographique et à rassembler des personnes exerçant des professions diverses. Je suis vraiment heureuse que la loi impose la parité hommes / femmes, faisant ainsi la place à tous les talents. Au moment où l’on apprend qu’une région du Pakistan passe sous le contrôle des talibans et que les filles y seront privées d’école, voilà encore un bel exemple de ce que l’Europe nous donne ; l’égalité des chances n’est pas un gadget et l’UE a beaucoup aidé la France à progresser en la matière.

C’est début mars que nous entendons commencer la campagne sur le terrain ; nous voudrions démarrer par une phase d’écoute des militants, des sympathisants et, plus largement des citoyens français ou européens qui seront nos électeurs. Notre engagement européen est entier mais la période difficile que la France et l’Europe traversent – marquée par la crise et de nombreuses incertitudes – incite à éviter les slogans tout faits. Nous sommes ouverts au débat que nous comptons mener en nous appuyant, entre autres, sur les travaux des différents groupes lancés au sein du MODEM. Leurs conclusions sur 16 thématiques seront disponibles dans le courant du mois prochain.


10 février 2009, Rencontre à Bruxelles avec le Général Morillon
Président de la Commission Pêche, député européen depuis dix ans, le général Morillon était tête de liste UDF dans l’Ouest en 2004. C’est à ce titre qu’il me reçoit dans son bureau du Parlement pour un échange de vues sur la circonscription Ouest et l’état de l’Union européenne.

Tout Européen convaincu ne peut qu’être ému à l’idée de faire peut-être un jour son entrée au Parlement (si Dieu lui prête vie et si les électeurs en décident ainsi). Marcher sur les traces de l’un des plus grands généraux français, ancien commandant de la Force des Nations Unies en Bosnie, voilà un défi auquel je ne m’attendais pas.

Mais l’entretien est aussi approfondi que cordial ; il permet de faire un premier point des dossiers importants, notamment ceux ayant trait au développement du littoral. Nous parlons aussi du retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN, décidée par le Président de la République et des orientations économiques du groupe ALDE. Nos vues convergent largement.

Le général m’invite à saluer un groupe de travail du Modem qui planche justement sur les questions de développement du littoral et de la pêche. La rencontre est un peu trop furtive mais nous aurons l’occasion de nous revoir. Je tiens beaucoup à débattre avec leurs auteurs des résultats de ces travaux.

La plongée dans la région a commencé. Même la tempête qui fait rage à Bruxelles semble venir tout droit de l’Océan.


5 février 2009, Première journée de campagne, marquée par l’annonce de ma candidature comme tête de liste dans la région Ouest. Et bien, je tiens à dire que l’accueil des Bretons, des Charentais, des Poitevins, des habitants des pays de la Loire, à en juger par l’avalanche de mails positifs que j’ai reçus cet après-midi, n’a rien à envier à la légendaire gentillesse des Ch’tis dans le film à succès qui, l’an dernier, vantait si chaleureusement la mobilité et l’hospitalité. Peut-être suis-je aussi d’une indulgence coupable envers l’Ouest, où en avril 1990, j’ai épousé un Breton.

Quoiqu’il en soit, à tous UN GRAND MERCI pour cet accueil qui m’a fait chaud au cœur. Victor Hugo avait déjà compris qu’il n’y avait pas de différence entre des bonnes relations de région à région et des rapports pacifiés de nation à nation. L’Europe ne consiste pas à dépouiller chacun de ses spécificités mais de permettre une coexistence harmonieuse de tous, dans le respect de la diversité :

« Un jour viendra où vous France, vous Russie, Vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne exactement comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France (…).« Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par des votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le Parlement est à l’Angleterre, ce que la diète est à l’Allemagne, ce que l’Assemblée législative est à la France

[1]».

Voilà où nous en sommes ; à nous d’être à la hauteur des rêves des grands anciens.

1 Discours d’ouverture du Congrès de la paix, 21 août 1849


5 février 2009
Depuis de nombreuses années, j’ai servi la cause européenne : au ministère français des affaires étrangères puis auprès du Président de la Commission Romano Prodi ; en faisant des travaux de recherche et d’enseignement à Sciences Po et au Collège d’Europe à Bruges ; en publiant des ouvrages sur l’Europe et, plus récemment, en présidant une association qui milite pour l’Europe unie, le Mouvement Européen France.
Une proposition vient de m’être faite : celle de conduire une liste du Modem lors des prochaines élections européennes dans la circonscription Ouest.
Après mûre réflexion, et alors même que je n’avais pas l’intention de solliciter un mandat électif, j’ai décidé d’accepter cette offre.
Ces deux dernières années d’action dans la société civile m’ont passionnée et beaucoup appris. La crise actuelle risque toutefois de placer l’UE devant des choix existentiels. Le traité de Lisbonne peine à être ratifié. De lourdes menaces pèsent sur la zone Euro, la Commission est affaiblie au moment où la relation franco-allemande s’essouffle.
Le Parlement européen détient la légitimité démocratique directe. Ses pouvoirs ont été accrus au fil des années ; il légifère dans un climat de coopération entre partis plus que de confrontation. Il sera de plus en plus le dépositaire de l’idéal communautaire.
Je suis heureuse de la confiance qui m’est faite pour aller défendre l’Europe dans une région de grande tradition européenne et qui, depuis mon mariage, m’est particulièrement chère.
J’espère que les électeurs me feront confiance pour y faire entendre une voix à la fois très française et très européenne.


Février 2009
Depuis de nombreuses années, j’ai servi la cause européenne : au ministère français des affaires étrangères puis auprès du Président de la Commission Romano Prodi ; en faisant des travaux de recherche et d’enseignement à Sciences Po et au Collège d’Europe à Bruges ; en publiant des ouvrages sur l’Europe et, plus récemment, en présidant le Mouvement Européen France.

Une proposition vient de m’être faite : celle de conduire une liste du Modem lors des prochaines élections européennes. Après mûre réflexion, et alors même que je n’avais pas l’intention de solliciter un mandat électif, j’ai décidé d’accepter cette offre.

Ces deux dernières années d’action dans la société civile m’ont passionnée et beaucoup appris. La crise actuelle risque toutefois de placer l’UE devant des choix existentiels. Le traité de Lisbonne peine à être ratifié. De lourdes menaces pèsent sur la zone Euro, la Commission est affaiblie au moment où la relation franco-allemande s’essoufle. Le Parlement européen détient la légitimité démocratique directe. Ses pouvoirs ont été accrus au fil des années ; il légifère dans un climat de coopération entre partis plus que de confrontation. Il sera de plus en plus le dépositaire de l’idéal communautaire.

J’espère que les électeurs me feront confiance pour y faire entendre une voix à la fois très française et très européenne.

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2017-05-19T00:51:07+02:00

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