Présentation du groupe 2017-05-19T00:49:56+00:00

Groupe Eiffel-Europe

Présentation

Notre groupe est pluraliste, non partisan ; chacun des membres s’exprime à titre personnel, sans engager aucune institution ni famille politique.

Convaincus que la société civile a un rôle important à jouer en matière européenne, et sensibles  à la responsabilité de la France, il nous a paru utile de nourrir le débat. Tout en visant une discussion large, incluant tous les partenaires, nous nous sommes d’emblée inscrits dans une perspective franco-allemande, en indiquant que nous partageons largement les analyses et orientations du Groupe allemand Glienicker, publiées à l’automne dernier.

L’exercice de rédaction collective justifiait de réunir un groupe restreint, composé de personnes connaissant bien la matière et proches des cercles de décision nationaux et européens. Mais nous comptons organiser un échange avec des publics variés, dans les différentes régions françaises et d’autres Etats membres. Nous verrons, en fonction des échos reçus, s’il y a lieu de rédiger un second document, pour détailler et compléter les propositions.

Au sein du groupe, nous avons veillé à mélanger les profils, en réunissant des personnes ayant des expériences en France, en Europe et en dehors d’Europe, dans le secteur privé et public, au sein du Parlement national et du Parlement européen. Une priorité a été volontairement donnée à l’économie et la finance en raison de la crise de la dette souveraine, même si le groupe ne comprend pas seulement des économistes. Nous avons également voulu mélanger les générations car la jeunesse nous semble trop souvent tenue à l’écart des cercles de décision européens. Toute relance supposera de la motiver et d’utiliser ses talents.

En font partie, Agnès Bénassy-Quéré – Yves Bertoncini – Jean-Louis Bianco – Laurence Boone – Bertrand Dumont – Sylvie Goulard – André Loesekrug-Pietri – Rostane Mehdi- Etienne Pflimlin – Denis Simonneau – Carole Ulmer – Shahin Vallée.

Le fond

La création de la monnaie unique était un choix politique, la reconnaissance d’une interdépendance et d’une solidarité. Dans leurs discours, les responsables politiques ont souvent parlé de « communauté de destin » mais certaines promesses, de prospérité, de croissance, n’ont pas été tenues. Même si beaucoup a été fait dans la crise pour assainir la situation économique et financière et pour réformer  la gouvernance de l’euro, l’édifice politique reste inachevé.

A terme, ces mesures partielles sont insuffisantes. Le statu quo n’est pas tenable, notamment parce que les citoyens ne comprennent plus où va l’Europe et qu’une dangereuse radicalisation politique est en cours. Le repli national n’est pas non plus concevable. Loin de nous protéger, il créerait des difficultés qui sont en général sous-estimées. Il nous priverait peu à peu de la capacité à procéder à des choix de société fondamentaux, à défendre et promouvoir nos valeurs dans un monde ouvert.

Nous proposons en conséquence de créer une Communauté politique de l’euro.

Les pays de la zone euro, particulièrement interdépendants, ont renoncé à certains instruments d’action, comme la politique de change par exemple. Il est donc légitime qu’ils se dotent d’outils communs propres, comme un budget destiné à favoriser la mobilité du travail et la stabilisation macroéconomique. Ce budget, doté de ressources propres, pourra aussi servir à financer des politiques de luttes contre les inégalités ou d’infrastructures. Enfin, il nous a paru inconcevable que la zone euro, qui veut être prospère et compétitive, ne prenne pas ses responsabilités sur la scène mondiale.

La Communauté politique de l’euro serait dotée d’un exécutif élu et responsable devant une assemblée élue par tous les Européens concernés. C’est la condition pour assurer un contrôle démocratique clair et transparent.

Notre souhait est de faire cohabiter autant que possible cette Communauté avec l’UE à 28 dont la raison d’être ne disparaît naturellement pas. Nous devons toutefois garder à l’esprit que la situation actuelle est susceptible d’évoluer. Tous les membres de l’UE sauf le Royaume-Uni et le et Danemark se sont engagés à adopter l’euro. Nul ne sait exactement à ce jour quelles seront les conséquences, pour le marché intérieur, de l’éventuelle conclusion d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis ainsi que des promesses faites par David Cameron d’organiser un référendum sur la participation de son pays à une UE « réformée.

La Communauté de l’euro est ouverte à ceux qui sont prêts à en respecter les devoirs et partagent l’ambition politique. Mais ceux qui ont fait le choix de refuser la monnaie unique doivent assumer les conséquences de leur choix souverain.

 

Dossier de Presse